2002 : le « 21 avril »

Douzième station  :
où il est dit que pour remettre la démocratie sur ses rails,
il faut faire du Parlement un véritable lieu de débat.

 « J’insiste pour dire que nous ne pourrons pas donner au pays une image responsable et adulte, conforme à la démocratie.[…] Si nous ne savons pas nous donner un minimum de discipline, il arrivera un jour où nous serons tous sanctionnés. »

« C’est le choc entre ce que la France devrait être et ce qu’elle est réellement qui explique, en réalité, l’implosion du 21 avril. A cette époque-là, la majorité c’était vous, mesdames, messieurs de l’opposition. Et à cette époque-là, les responsables, c’était vous ! …
Les accusations perpétuelles d’un camp contre l’autre, nous devrions donc essayer de les modérer. »

« — Au lieu de nous rejeter mutuellement les responsabilités, regardons la situation et réfléchissons ensemble – je m’adresse là aux démocrates – sur ses causes. »

« Je suis certaine que c’est par un vrai débat démocratique que nous pourrons réconcilier les Français avec la politique et renforcer les principes républicains auxquels nous sommes tous très attachés. »

Seulement, voilà :  pour qu’il y ait débat … il faut qu’il y ait alternative … et que la majorité – qui a la faculté d’imposer « sa » loi ne prétende pas que la solution qu’elle a choisi est la seule possible.

Un député de la majorité :
« Aujourd’hui le texte que vous nous proposez [ à propos de la sécurité], monsieur le ministre, est à la hauteur de l’objectif que nous nous sommes fixé. Il n’est ni de droite ni de gauche [ un député de l’opposition : «  Ah bon ! » ]  car il correspond à l’attente de tous les Français. »

« — Un député de la majorité.  Cette réforme qui n’a que trop attendu est une réforme partagée autour d’un objectif consensuel : sauver nos retraites par répartition.
C’est donc bien du ciment de notre nation qu’il s’agit.
[Et il] n’y a pas de réforme alternative possible.
Un député de l’opposition. Vous savez donc très bien que le discours selon lequel la droite et la gauche, c’est pareil, qu’il n’y aurait pas de politique alternative, qu’il n’y aurait qu’une politique possible, qu’il n’y aurait qu’une réforme possible – la vôtre -, fait le jeu des extrêmes et de l’abstention ! (Exclamations à droite.)
Un autre député de la majorité. Mais il n’y a pas de projet alternatif !
— Le député de l’opposition. Quand on raconte à la France entière qu’une seule solution est possible, pourquoi voulez-vous que nos concitoyens aillent voter ? Pourquoi voulez-vous qu’ils se réfugient dans autre chose que l’abstention ou qu’ils votent pour d’autres candidats que ceux des extrêmes ? La réalité, c’est qu’il existe deux projets ! Quand accepterez-vous une confrontation des projets pour nourrir le débat démocratique, ? » [GLAVANY ]

[ sur ce thème : « Les débats ne sont jamais stériles. »
Point-séquence 2 : de l’obstruction / l’exemple du débat sur les retraites (2003)
Point-séquence 09 : débattre, à quoi çà sert ? à quelles conditions ? Le contre-exemple du débat sur les retraites de 2010

[ sur mediapart.fr : RETRAITES : un débat pour quoi faire ?_l’exemple de 2003 ]

 

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