2003_service civique

 les éléments ( apparents du débat (2) :
le lien ( de concurrence ? ) avec d’autres dispositifs

Il existe déjà de nombreux dispositifs permettant l’engagement et qui fonctionnent plutôt bien – [ …] il convient d’abord de répondre au désir des jeunes de s’investir et de s’engager en améliorant les dispositifs existants.
( Christian JACOB )

Il ne s’agit pas de passer de l’ombre à la lumière, mais de s’appuyer sur les dispositifs existants et de voir comment on peut les aménager et les améliorer pour faciliter l’engagement. ( le même )

Au cours du débat, il sera question ( entre autres )

– du CIVIS ( « qui est un contrat pour les jeunes porteurs d’un projet social ou humanitaire » )
N’y a-t-il pas non plus un risque d’amalgame avec le contrat d’insertion dans la vie sociale – le CIVIS – qui n’est rien d’autre qu’une forme de sous-emploi d’utilité sociale ?  ( LIBERI )

– des « différentes formes de volontariat civil permettent aux jeunes Françaises et Français d’exprimer toute leur générosité aux travers d’actions humanitaires ou sociales ».
( « Je pense tout particulièrement au volontariat de solidarité internationale et au volontariat civil de cohésion et de solidarité. Celui-ci offre aux jeunes la possibilité de s’investir, entre six et vingt-quatre mois, au sein d’associations à but non lucratif afin d’y mener des actions de prévention et de lutte contre toutes les formes d’exclusion. »
( Christian Jacob )-

– du « corps de volontaires européens du développement » et du projet « Globus », « lancés lors des deux septennats de François Mitterrand. »
( « Il était alors question d’une approche humanitaire et civique du service national. ») (DUFAU )

– de la journée de préparation à la défense
Tous s’accordaient à trouver insuffisante cette journée, instituée en même temps que la professionnalisation de l’armée. Elle paraît en effet un peu courte en termes de lien civique. On voudrait la remplir avec tant de choses que les vingt-quatre heures prévues n’y suffisent pas.
(Jean-Pierre Dufau )

Et, bien sûr, il sera question du service militaire.
Non pas que le service civique puisse entrer en concurrence avec une institution qui n’existe plus.
Mais ne voilà-t-il pas que, pour certains, ledit service militaire va se trouver paré de tous les mérites républicains.
Je ne suis pas sûr que tous aient gardé de cette période de leur vie un souvenir inoubliable.( un député : «  Bien sûr que si ! » ). [Mais] certains reconnaissent, avec le temps, que, grâce à ce mélange de classes sociales, d’origines, de formations, de religions et de professions différentes, ils ont mieux compris la France.
(Jean-Pierre Dufau)

Oh ! nostalgie, quand tu nous tiens ! ( D’autres parleront de « passéisme » ! )

Mais c’est la concurrence avec l’école qui revient à plusieurs reprises  dans le débat

Lorsque M. Vaillant nous explique que le service civique « sera un lieu essentiel de rappel de ce qui constitue le ciment de notre société : les valeurs de la République, la laïcité, le civisme, le respect des autres », il a, bien entendu, raison sur le fond, mais il se trompe de lieu ! C’est à l’école d’enseigner les rudiments du « vivre ensemble ». C’est à l’école que l’on acquiert les valeurs de la République, dont celles de l’égalité et de la laïcité, et que l’on apprend le respect des autres !
(Christian Jacob )

Nul n’est naturellement hostile au renforcement de la sociabilité, mais la vérité, c’est que la citoyenneté est une affaire d’éducation ; c’est l’affaire de l’Education !
La France a confié à l’école la formation des citoyens et la charge de leur promotion, indépendamment de leurs origines sociales et culturelles.
S’il ne s’agit pas de vivre dans la « nostalgie » de l’instruction publique de la IIIe République, veillons à ne pas oublier l’ambition originelle des pères fondateurs de l’école publique : en faire le creuset de la citoyenneté !

( le même )

Rappelons-nous Leteurtre :
« N’est-ce pas au sein de l’école que tout cela doit s’apprendre ? »
L’échange qui s’ensuit est tout à fait intéressant :
– Leteurtre. Si à l’âge de dix-huit ans ces fondamentaux ne sont pas acquis, c’est à désespérer des qualités de notre enseignement.
– Vaillant. C’est pourtant bien la réalité !
– Leteurtre. S’ils ne sont pas acquis à cet âge, ils ne le seront pas plus à l’âge adulte, quoique l’on fasse !
-Vaillant. C’est à désespérer alors !

Mais le débat n’est pas qu’entre la droite et la gauche A gauche, aussi, il y a débat.

François Liberti :
Pour commencer, on s’adresse à l’éducation nationale et au milieu associatif pour trouver des formateurs compétents. Lorsque l’on a l’ambition de créer une institution, car il s’agit bien de répondre à un besoin de socialisation, de contrôle et de régulation, il faut s’en donner les moyens. Il ne faut pas induire de confusion entre les lieux et les fonctions des différentes institutions qui structurent notre société.
Qui plus est, cela peut conduire à occulter les missions quotidiennes, n’ayons pas peur des mots, de formation à l’esprit civique de l’école.

réponse du rapporteur :
Il ne s’agit pas bien sûr de concurrencer l’école, pas plus qu’il ne s’agit de proposer par ce biais une catégorie nouvelle d’emplois. Le but de notre démarche est, au contraire, d’ouvrir des pistes pour inciter les jeunes à la recherche de quelque chose à suivre une formation et à s’orienter vers un métier.

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