Débat sur les retraites 2003_AMBIANCES au jour le jour

j11 ( 23 juin )
« On est en train de ridiculiser l’institution parlementaire. » ( Fillon )

 Début de séance mouvementé :
Alain BOCQUET[PC] fait un rappel au règlement qui n’a – a priori – pas grand-chose à voir avec le sujet des retraites, puisqu’il parle de l’arrestation de José Bové (pour une affaire de destruction de maïs transgénique). Le président de séance – François BAROIN – lui coupe la parole.

Plus tard, le même Alain Bocquet lira une lettre demandant à Jean-Louis DEBRE de venir présider la séance.
Bonjour l’ambiance !

Et ce n’est pas fini !

Robert PANDRAUD – sans doute « de mèche » comme l’on dit avec le président de séance – demandera que l’Assemblée soit consultée pour clore la discussion sur l’article 11, alors qu’il restait un grand nombre d’orateurs (de l’opposition) inscrits.
(La procédure était prévue dans le Règlement, mais pratiquement jamais appliquée.)

Réponse du « berger à la bergère » (toute correspondance entre le genre masculin/ féminin et le couple droite/ gauche ! ne pouvant être que fortuite !) :
la séance sera levée dans la nuit juste avant le vote de l’article 12 , le groupe communiste ayant demandé la vérification du quorum (ce qui n’était pas arrivé depuis plusieurs jours !)

François FILLON prendra la parole pour déclarer avec solennité :
« Monsieur le président, mesdames, messieurs les députés, je voudrais, au moment où cette séance va être levée, constater que nous sommes en face d’un blocage caractérisé du travail parlementaire. (Applaudissements sur les bancs de l’UMP.) […]
Depuis le début de cet après-midi, nous avons assisté à un blocage, blocage par l’utilisation systématique des scrutins publics, le groupe communiste allant même jusqu’à reprendre des amendements de l’opposition pour voter contre.

Je pense qu’il faut que l’opinion publique sache désormais ce qui se passe dans l’enceinte du Palais-Bourbon
(Applaudissements sur les bancs de l’UMP.), comprenne qu’on est en train de ridiculiser l’institution parlementaire. C’est ce que je voulais dire avant que cette séance ne se termine. »
(De nouveau : applaudissements sur les bancs de l’UMP.)

Nous sommes loin de ce que disait Jean-Louis DEBRE lors de cette fameuse séance du « vendredi 13 »: « Les débats ne sont jamais stériles. »

Changement effectif d’ambiance ?
volonté de dramatiser la situation ?
ou lecture différente d’évènements identiques (et du rôle des débats) ?

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