Débat sur les retraites 2003_AMBIANCES au jour le jour

J14 ( 26 juin )
«Ce n’est plus une assemblée, mais le salon des arts ménagers ! »

Qui dit « abcès de fixation » ne dit pas forcément pleurs et grincements de dent. Il est d’autres façons de se dire les choses . Pourquoi faudrait-il que l’Assemblée fût triste !
Extraits du débat

Des « fourneaux » … on en vient naturellement ( !) à parler « pâtisserie » …

« – J.P.Brard. C’est comme quand on fait de la pâtisserie, monsieur Jacquat. Vous êtes ORL. Moi, j’occupe le siège de Jacques Duclos, qui était pâtissier.
– Le président [J.L.Debré]. Et vous êtes dans le pétrin ! (Rires.)
– J.P.Brard. Justement pas !

X. Bertrand. Mais vous nous roulez souvent dans la farine ! (Sourires.)
– J.P.Brard Je prends cela comme un hommage, monsieur Bertrand.
En pâtisserie, il faut savoir séparer le jaune du blanc. Et, de ce point de vue, vous faites de mauvais gâteaux car vous nous replongez en arrière.
– A. Schneider. Avec vous, ce n’est pas de la tarte ! (Rires.)
J.L. Warsmann. C’est même plutôt laborieux ! »

… « phares à longue portée » …
( Vous ne voyez pas le rapport ? Patientez, çà va venir !)

« – J.P.Brard. Monsieur le ministre, dans un ouvrage célèbre intitulé  » Nous sommes tous des régionaux« , le Premier ministre [c’est de Jean-Pierre RAFFARIN qu’il s’agit] écrivait :
 » L’homme politique doit éclairer, autant que faire se peut, l’avenir de ses administrés avec des phares à longue portée. «   (Rires sur les bancs du groupe socialiste.)
Phrase profonde que je vous vois noter, sans doute pour qu’elle soit gravée dans le marbre !

[…]
– Le ministre [J.P.Delevoye]. Monsieur Brard, les phares de longue portée peuvent quelquefois éblouir. Même vous qui, à la place de Jacques Duclos, cultivez en politique le principe d’être une bonne pâte, mais de ne pas hésiter à faire monter le levain, ce qui, pour notre plaisir personnel, vous inspire souvent des propos croustillants… ( » Oh !  » sur de nombreux bancs.)
– J.P.Brard. Très bien !

– Le président [J.L.Debré] Du pétrin au levain et à la pâte croustillante, vous filez remarquablement la métaphore, monsieur le ministre, et nous sommes au cœur du débat ! (Sourires.)
Vous nous inspirez, monsieur Brard. Nous allons former une académie ! »

… et sur la lancée, il sera question de dentelle…

Le même J.P.RAFFARIN ne disait-il pas :
« Finalement, la politique, c’est souvent de la dentelle : il faut tenir compte des avis des uns et des autres . »)

… de « point de croix » …

… ce qui, tout naturellement là encore ( !) , nous amènera à évoquer le « chemin de croix » et le « Golgotha » …
« – J.P. Brard.
Pour certains, c’est plutôt le chemin de croix, qui monte au Golgotha ! (Rires.)
D. Jacquat. Et la laïcité ! »

Mais, revenons-en, une bonne fois pour toutes, à nos « fourneaux » …

« – Le ministre. Monsieur Brard, même si aujourd’hui nous sommes tous aux fourneaux, il faut éviter d’être à côté de la plaque. (Sourires.)
J.P. Brard. Belle tentative, monsieur le ministre !

A. Schneider. Ce n’est plus une assemblée, mais le salon des arts ménagers !
Le ministre. D’autant plus que le courant était en train de passer… (Sourires.) Quant au chemin de croix, il convient de distinguer ceux qui cherchent à crucifier de ceux qui veulent ressusciter. (Mêmes mouvements.)
Le président.
J’ai bien fait de venir ce matin !
G. Tron. Nous aussi ! »