Débat sur les retraites 2003_AMBIANCES au jour le jour

j16 ( 30 juin )
séance de nuit :  il faut avoir connu l’Assemblée au petit matin  ou « la paix des braves »

Il est minuit. Le président – J.L. Debré – annonce :
« Nous sommes arrivés au terme de la session ordinaire.

Conformément à la lettre de M. le secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement communiquée à l’Assemblée ce soir, la prochaine séance va avoir lieu dans quelques instants pour poursuivre la discussion du projet de loi portant réforme des retraites
.
En application de l’article 28 de la Constitution, je constate la clôture de la session ordinaire de 2002-2003.
La séance est levée.
(La séance est levée à minuit.)

La séance est ouverte.

(La séance est ouverte, le mardi 1er juillet, à zéro heure.)
En application de l’article 29 de la Constitution, je déclare ouverte la session extraordinaire de 2002-2003.

L’ordre du jour appelle la suite de la discussion, après déclaration d’urgence, du projet de loi portant réforme des retraites. »

Voilà pour le protocole !

Mais l’ouverture d’une session extraordinaire, c’est toute une ambiance … surtout quand la séance de nuit dure jusqu’au petit matin ! 

 Aperçus de l’ambiance 

« Pascal T. Vous avez des petits yeux, monsieur le président !
Le président. Pas du tout ! Je me sens en pleine forme ! Et je suis parti pour…
Pascal T. Jusqu’à quelle heure ?
Le président.un certain temps. (Murmures.)
Pascal T. Nous sommes en pleine forme ! (Sourires.) »

« — Le même Pascal T. Passant de l’ombre à la lumière, nous pensons qu’il serait bon d’interrompre pour quelques instants nos travaux, de manière à nous réjouir d’entrer dans un autre monde. (Rires.)
Le président.  Monsieur T., j’aimerais bien que nous nous réjouissions ensemble, mais comme vous avez défendu votre amendement, je trouve qu’il est plus logique d’en poursuivre l’examen. Nous fêterons la session extraordinaire dans quelques instants. »

 «- Denis J. Ce soir, c’est l’UMP qui est la meilleure au ratio des députés ayant résisté à l’appel de Morphée.
– Alain B.
Ah non, c’est faux !
– Un autre député communiste. Monsieur J., le groupe des députés communistes est présent à 25 % et l’UMP à 6 % seulement, si j’ai bien compté.
– Denis J. J’ai parlé de députés résistant à l’appel de Morphée !
Le même député communiste.Si j’ai bien compris, vous êtes en train d’expliquer à nos concitoyens qu’il doit y avoir encore plus de députés communistes et républicains dans cet hémicycle, j’en conviens avec vous.
Le président.  Monsieur D., ne vous faites pas trop d’illusions sur le nombre de personnes qui liront le Journal officiel. »

«  Ne vous faites pas trop d’illusions sur le nombre de personnes qui liront le Journal officiel. » …
… mais alors que dire et que penser de ce citoyen impertinent qui s’est donné la peine de lire les 1500 pages du Compte rendu  du débat relatif aux retraites …
… et qui tente ici même de faire partager à quelques blogueurs,  tout aussi impertinents, les suprises, les coups de coeur – mais aussi les impatiences, les énervements, les coups de blues – qui ont jalonné son parcours ( d’aucuns diraient : « initiatique » !!!) ?

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