Débat sur les retraites 2003_AMBIANCES au jour le jour

Le pourquoi et le comment de cette chronique

Le Compte-rendu intégral des débats ( 1800 pages !) permet de se faire une idée précise des positions des uns et des autres. Tel est l’objet de la rubrique « au fond » des chroniques à venir.
Mais, comme le fond et la forme vont de pair, je présenterai chaque jour un aperçu de l’« ambiance » des débats. Parfois cela sera un peu triste – décourageant ; parfois, ce ne sera pas triste ( d’ailleurs, Pourquoi faudrait-il que l’Assemblée fût triste ?)
I
l s’agira aussi, dans cette rubrique de ( tenter ) de comprendre comment et pourquoi, le président Debré – contre toute évidence … et contre sa propre majorité – va oser dire que « les débats ne sont jamais stériles » 

Le contexte de 2003

L’UMP avait alors la majorité absolue. Jacques Barrot était président du groupe parlementaire ; c’était à Denis Jacquat que revenait la tâche de rapporteur ( principal ).

Jean-Louis Debré était président de l’Assemblée et c’est à sa persévérance que nous devons d’avoir eu un « vrai débat », ponctué certes de débordements en tous genres, mais assez soutenu pour que l’on puisse se faire une idée complète des données du (des ) problème(s), des différentes façons d’aborder ces données et de ( tenter ) de résoudre lesdits  problèmes.

Une grande partie des débats a été consacrée à la défense des innombrables amendements du groupe des « député-e-s communistes et républicains ». Ceux-ci se situaient délibérément dans une perspective radicale – laquelle perspective n’a pas changé à ce jour – : abrogation des mesures Balladur de 1993 ( en particulier durée de cotisation portée de 37,5 ans à 40 ans ), défense de la retraite à 60 ans …

Du côté des socialistes, Jean-Marc Ayrault, qui était alors président du groupe parlementaire socialiste, précise, dès le début des débats, quels sont les quatre points « essentiels »  sur lesquels, dit-il, « nous souhaitons avoir des échanges approfondis ». Ce sont : le niveau des pensions, la question de l’emploi, la pénibilité ( et l’espérance de vie ), le financement ( sa stabilité et sa pérennité qui, selon lui, ne sont pas garanties par la réforme ). Il apparaît donc que le principe de l’augmentation progressive de la durée de cotisation ( applicable au secteur public comme au privé ) n’est pas considéré comme un point « essentiel » … et, de toute façon – les communistes ne manqueront pas de le faire remarquer à plusieurs reprises – il n’est pas question, pour les socialistes, de revenir sur la réforme Balladur ( ce qu’ils auraient pu faire lorsque Lionel Jospin était premier ministre ) !

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