Débat sur les retraites 2003_AMBIANCES au jour le jour

j06 ( 16 juin )
« Quand cesserez-vous de chanter ce refrain selon lequel il n’y aurait qu’une seule solution : la vôtre ? » ( Glavany )

Seulement deux rappels au règlement , deux suspensions de séance, une vérification de quorum : deux séances quasi normales. A ce coup, il semble que le débat soit sur les rails.

Mais – serait-ce qu’il trouve que le débat manque un peu de « piquant » ? –
François FILLON ne peut s’empêcher de lancer quelques « piques » ..

…  à l’égard des communistes, par exemple …
« Si nous faisions de ce projet le véhicule de tout ce que le Parti communiste désire voir rejeté [en l’occurrence, il s’agit d’un amendement demandant de rejeter explicitement tout recours à la capitalisation] , nous alourdirions considérablement le code de la sécurité sociale. La loi doit rester simple, concise et claire, elle doit être affirmative, et l’article 1er est conforme à cette exigence. »

… mais, le plus souvent à l’adresse des socialistes .

« – Le ministre. La difficulté avec le parti socialiste, c’est qu’il n’a pas de propositions à faire. (« Très juste ! » et applaudissements sur les bancs de l’UMP.) […]
– Jean Glavany. Et ça continue !
Manuel Valls. Cela suffit !
– Le ministre. Vous n’avez pas de projet alternatif. (« Eh oui ! » sur les bancs de l’UMP.)
Denis Jacquat. C’est la réalité !
– Le ministre. Et c’est pour cela que, dans ces conditions, il est difficile de discuter projet contre projet avec le parti socialiste ! (Applaudissements sur les bancs de l’UMP.)
François-Michel Gonnot. Ça fait mal, mais ils l’ont cherché ! »

Plus tard dans le débat :

« – Jean Glavany [PS]. Vous savez très bien que le discours selon lequel la droite et la gauche, c’est pareil, qu’il n’y aurait pas de politique alternative, qu’il n’y aurait qu’une politique possible, qu’il n’y aurait qu’une réforme des retraites possible – la vôtre -, fait le jeu des extrêmes et de l’abstention ! (Exclamations sur les bancs de l’UMP et de l’UDF.)
– Bruno Gilles. La réforme des retraites ferait monter la cote du Front national ! On aura vraiment tout entendu !
– Jean Glavany. Mes chers collègues, quand on raconte à la France entière qu’une solution est possible, pourquoi voulez-vous que nos concitoyens aillent voter ?
Pourquoi voulez-vous qu’ils se réfugient dans autre chose que l’abstention ou qu’ils votent pour d’autres candidats que ceux des extrêmes ? La réalité, c’est qu’il existe deux projets !
[…]
Quand cesserez-vous de chanter ce refrain selon lequel il n’y aurait qu’une seule solution : la vôtre ? Quand accepterez-vous qu’une confrontation des projets pour nourrir le débat démocratique, contribuant ainsi à lutter contre l’abstentionnisme ou le vote pour les extrêmes ? »

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