rires et sourires

Le retour des « femmes aux fourneaux » ?

M. Jean-Pierre Brard   On en revient aux fourneaux chers à M. Jacquat, sinon aux drei K de Bismarck, au moins aux deux premiers : Kinder und Küche, c’est-à-dire les fourneaux et les enfants.
    M. Georges Tron. Non ! Les enfants et les fourneaux ! Respectez l’ordre !
[…]
    M. Jean-Pierre Brard. C’est comme quand on fait de la pâtisserie, monsieur Jacquat. Vous êtes ORL. Moi, j’occupe le siège de Jacques Duclos, qui était pâtissier.
    M. le président. Et vous êtes dans le pétrin ! (Rires.)
    M. Jean-Pierre Brard. Justement pas !
    M. Xavier Bertrand, rapporteur. Mais vous nous roulez souvent dans la farine ! (Sourires.)
    M. Jean-Pierre Brard. Je prends cela comme un hommage, monsieur Bertrand.
En pâtisserie, il faut savoir séparer le jaune du blanc. Et, de ce point de vue, vous faites de mauvais gâteaux car vous nous replongez en arrière.
    M. André Schneider. Avec vous, ce n’est pas de la tarte ! (Rires.)
[…]
    M. le ministre. Monsieur Brard, vous qui, à la place de Jacques Duclos, cultivez en politique le principe d’être une bonne pâte, mais de ne pas hésiter à faire monter le levain, ce qui, pour notre plaisir personnel, vous inspire souvent des propos croustillants… (« Oh ! » sur de nombreux bancs.)
    M. Jean-Pierre Brard. Très bien !
    M. le président. Du pétrin au levain et à la pâte croustillante, vous filez remarquablement la métaphore, monsieur le ministre, et nous sommes au cœur du débat !(Sourires.)
 Vous nous inspirez, monsieur Brard. Nous allons former une académie !

[…]

    M. Jean-Pierre Brard. Le Premier ministre [a déclaré] : « Finalement, la politique c’est souvent de la dentelle : il faut tenir compte des uns et des autres. »
[…]
    M. le président. C’est ce qu’on appelle le point de croix !
    M. Jean-Pierre Brard. Pour certains, c’est plutôt le chemin de croix, qui mène au Golgotha, monsieur le président ! (Rires.)
    M. Denis Jacquat. Et la laïcité ?
[…]
    M. le ministre. Monsieur Brard, même si aujourd’hui nous sommes tous aux fourneaux, il faut éviter d’être à côté de la plaque. (Sourires.)
    M. Jean-Pierre Brard. Belle tentative, monsieur le ministre !
    M. André Schneider. Ce n’est plus une assemblée, mais le salon des arts ménagers !
    M. le ministre. D’autant plus que le courant était en train de passer… (Sourires.) Quant au chemin de croix, il convient de distinguer ceux qui cherchent à crucifier de ceux qui veulent ressusciter. (Sourires.)

    M. le président. J’ai bien fait de venir ce matin !
    M. Georges Tron. Nous aussi !

 Référence_Compte-rendu intégral
http://www.assemblee-nationale.fr/12/cri/2002-2003/20030269.asp#PG9
[débat sur la retraite_article 31_retraite des femmes ]