rires et sourires

quand un député dévalle « tout shuss »
les pistes de ski en compagnie de ses élèves

    M. Patrick Roy.   Je me souviens que, la première fois que j’ai emmené mes élèves en classe de neige, je me demandais comment je pourrais traiter le programme malgré le ski. (Rires sur divers bancs.) Or, lorsque nous travaillions le matin, et que les enfants allaient skier et s’oxygéner l’après-midi et que je perdais donc les heures d’enseignement de l’après-midi, les élèves étaient très performants au retour. Ces rythmes scolaires sont donc extrêmement importants.
 […]
    M. Jean-Marie Geveaux, rapporteur. C’est bien volontiers que je réponds à M. Roy, qui a défendu ces amendements avec beaucoup d’enthousiasme et d’élan, je dirai même « tout schuss », puisqu’il a évoqué les pistes de ski ! (Sourires.) Néanmoins, l’évocation de l’organisation des rythmes scolaires nous ramène quelques années en arrière, monsieur Roy, car il s’agit d’un vieux débat. Et je crains qu’avec ou sans assistants d’éducation, ce problème ne soit pas réglé. Tout cela est bien sympathique mais je vais malheureusement vous décevoir, une fois de plus, en émettant un avis défavorable à ces amendements. (« Oh ! » sur les bancs du PS.)
    M. le président. Eh oui, monsieur Roy.
Quel est l’avis du Gouvernement, monsieur le ministre ? Suivrez-vous M. Roy sur les pistes de ski ?
(Sourires.)
    
M. le ministre de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche. Je lui dirai simplement qu’il a pratiqué le hors-piste, monsieur le président. (Rires.)
    
M. le président. C’est une jolie formule, monsieur le ministre !
La parole est à M. Yves Durand, et attention au hors-piste…
M. Guy Geoffroy. Et à la poudreuse ! (Sourires.)
    
M. Yves Durand. Monsieur le président, je ne ferai pas de hors-piste, car c’est interdit et je suis respectueux des règles. Si nous avons un peu souri en écoutant M. Roy défendre ces amendements, ce n’est pas du tout parce qu’ils sont folkloriques, mais parce que l’ image de M. Roy descendant les pistes immaculées des Alpes à la tête de sa classe nous remplissait de joie à cette heure assez tardive. (Sourires.)

Référence_Compte-rendu intégral
débat relatif aux « assistants d’éducation »
(deuxième séance du 27 mars 2003)
http://www.assemblee-nationale.fr/12/cri/2002-2003/20030178.asp#PG5