Le « talk about « (ou « chant des territoires ») : un classique des débats de l’Assemblée nationale

de quoi s’agit-il ?

Étymologiquement – d’après le Dictionnaire culturel de la langue française (Le Robert) , le mot « discours » trouve son origine dans le mot latin « discursus », qui signifie : « action de parcourir en tout sens » .

À l’évidence, une telle définition convient tout à fait au « discours » des députés, qui sert de support au présent blog.
Les députés « parcourent » en tous sens les sujets dont ils sont saisis – ou dont ils se saisissent. Souvent, ils ne parlent pas « de », mais « à propos de ». Autant dire que la matière est quasiment infinie !

Et, comme en plus, ils sont nombreux et que chacun d’eux représente un nombre plus ou moins important d’électeurs répartis sur des territoires on ne peut plus variés, leur parole est abondante, répétitive et porte en elle-même l’écho d’un destin qui les dépasse.

Cela me fait penser à cette légende australienne racontée par Bruce Chatwin dans Le chant des pistes
(Grasset, pages 83 à 92.)

Il y est question des anciens du clan du « Python »

qui décidaient, de temps en temps, de chanter,  du début à la fin, tout le cycle de chants du clan.    Chaque membre du clan étant propriétaire d’un « chant » … et d’un « pays »
(les deux forment une seule et même entité),

   et  c’est l’un après l’autre que  chaque « propriétaire » va chanter  son « tronçon » de « pas de l’ancêtre ».

    Il fallait que chacun le fît – et dans l’ordre –

    pour que le cycle de chants fût complet …

    … et que le pays existât …    

Tel est le rite du « walk-about » (littéralement « marcher à propos de ») .

Dans le cas de l’Assemblée, compte tenu du fait que les députés, lorsqu’ils sont en séance se déplacent assez peu (encore que  !),  je propose d’appeler « talk-about » ce « chant des territoires » que  les députés déclinent selon de multiple variantes.