Le « talk about « (ou « chant des territoires ») : un classique des débats de l’Assemblée nationale

de la pénibilité

 

 [la députée de la    4ème circonscription  des Côtes-d’Armor. ] :
   « J’aimerais attirer votre attention sur une catégorie professionnelle que je connais particulièrement bien. […]  
   Les salariés de l’industrie agroalimentaire connaissent des conditions de travail très difficiles : les 3 x 8, le froid et l’humidité, les gestes répétitifs. »

[le député de la  1ere  circonscription  de  la Creuse. ] :
    « J’ai visité  récemment une entreprise de couturières qui travaillent dans la lingerie : soixante personnes alignées dans une pièce, avec autant de machines à coudre qui crépitent, des protections sur les oreilles pour pouvoir supporter le bruit. »  

[le député de la  1ere  circonscription  de  la Creuse. ] :
    « J’ai visité [aussi] des usines d’équarrissage. Je vous invite à aller voir dans quelles conditions travaillent les gens sur les cadavres d’animaux. »

[le député de la  8ème  circonscription  du Pas-de-Calais. ] :
    « Je viens, comme beaucoup d’entre vous sans doute, d’une région où le travail manuel et physique est encore fortement présent. […]
On connaît, croyez-le bien, le prix et le poids sur la santé et l’espérance de vie du travail posté, des 3 x 8 ou de l’équipe volante, comme on dit encore, de la chaleur, de la manipulation de produits dangereux, sans parler des horaires et des rythmes de travail, de repas et de repos constamment décalés. » 

[le député de la  24 ème  circonscription  du Nord . ] :
    « Dans le Nord – Pas-de-Calais, il y a encore de nombreux ouvriers textiles.
    Avez-vous déjà passé une journée, une nuit dans une usine au milieu des métiers à filer, des revideurs, des continues à filer, qui font un bruit à rendre sourd dans une chaleur étouffante ? […] 
    Ça brise ceux qui travaillent là. »

[le député de la  2ème  circonscription  du Pas-de-Calais. ] :
    « Je voudrais vous parler de la pénibilité due à l’effort physique, au stress, ou au rythme de travail. Je me permettrai d’ailleurs,  de prendre un exemple précis, celui des urgentistes.
    Cela concerne les aides-soignants, les infirmières et les médecins. Ces personnes sont soumises à la pénibilité des rythmes de vie, à une pénibilité physique du travail et au stress. En effet, elles doivent prendre en charge des malades très graves et sont confrontées à l’angoisse, voire à l’agressivité des familles ou, plus grave encore, à l’échec. »

[le député de la  1ère  circonscription  de l’Ariège. ] :
    « Vous pratiquez souvent, j’espère, les sports d’hiver, mais comme touristes. Et moi, je voudrais vous parler un peu de ceux qui travaillent dans les stations de sports d’hiver. […]   
     Songez aux dépanneurs ! Lorsque vous êtes sur un remonte-pente ou sur un télésiège, il arrive qu’il tombe en panne. Il y a alors des agents qui montent sur les câbles.  Essayez donc de monter sur les câbles, avec le froid, avec le vent ! Vous verrez comme c’est facile, surtout après cinquante-cinq ans ou soixante ans ! » 

[le député de … : « etc.» ….]