« Dessine-moi un député ! »

Le député, c’est comme … un chef d’entreprise… ou plutôt un artisan !

On peut dire le député comme l’un de ces «entrepreneurs ( « Les entrepreneurs ne sont pas inhumains ; ce sont des hommes comme vous et moi ! ») , qui « labourent  avec courage, détermination, et au prix, parfois, de grands sacrifices » … « qui prennent des risques, qui travaillent. »
« La figure de l’entrepreneur individuel, petit ou moyen, doit être une des figures de proue de notre société, car il incarne la création, la prise de risque. »
« L’entrepreneur – et je ne suis pas le premier à le dire – c’est quelqu’un de sacré ! C’est lui qui produit la richesse. »

Mais ce que l’on rencontre le plus souvent dans le Compte rendu, c’est la référence à l’artisan.

Il y a, dans le livre d’images du député, une foule de personnages (un peu comme des santons ?) … qui vont illustrer , chacun avec son art bien particulier, la grande corporation des artisans .
Nous avons déjà croisé le maçon et le mécanicien . Au fil des pages, vous pourrez rencontrer … par exemple …

… l’imprimeur …
« Nous voulons inscrire dans le marbre ce qu’on nous a demandé. »

… le forgeron …
« Cet article 1er forge l’identité de la République. »

… le boulanger-pâtissier … « Vous qui cultivez en politique le principe d’être une bonne pâte, mais de ne pas hésiter à faire monter le levain, ce qui, pour notre plaisir personnel, vous inspire souvent des propos croustillants. »

… le tisserand …
« Nous devons littéralement faire œuvre de tisserands … et cela demande qu’il y ait à la fois une chaîne et une trame . »
« Nous sommes en train de retisser les fils de la confiance. »

… la dentellière …
« Finalement, la politique c’est souvent de la dentelle : il faut tenir compte des uns et des autres. »

… la tricoteuse …
« – député de la majorité. Nous allons détricoter ce que vous avez tricoté pendant cinq ans.
– député de l’opposition. Vous n’avez vraiment rien d’une tricoteuse ! (Sourires.) »

Bien sûr, « détricoter » est moins noble que « tricoter » … mais, comme l’on dit … « faire et défaire, c’est toujours travailler » … ou, dans une version plus littéraire … « Je pourrais vous citer Boileau dans l’Art poétique :  » Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage, polissez-le sans cesse et le repolissez, quelquefois ajoutez et souvent enlevez. »

Ainsi, quel que soit le corps de métier auquel il se réfère, c’est de  » belle ouvrage «  qu’il s’agit .
« Bravo ! Ça c’est vraiment ciselé ! »
« Le Parlement ne se contente pas de voter la loi, il délibère et il la façonne. »
« Nous sommes ici pour faire la loi, et la faire le mieux possible ! »
« [Nous voulons] permettre à nos territoires de disposer d’un bel outil en matière de développement … et … nous faisons là œuvre utile. »

Et « si l’on se mettait à imaginer un instant que les textes de loi sont des œuvres d’art » !

A défaut d’accéder au statut d’« artiste », le député aimera s’identifier à cet homme ( ou cette femme ) qui ne ménage pas sa peine : « Quant à nous, nous sommes des laborieux ! » : l’artisan.