Les images du « groupe-Assemblée »

Assemblée et/ou champ de bataille ?

Certes …
… puisque « nous sommes « Ici »  ”à l’Assemblée “ » 
… puisque « est le peuple souverain » …
… puisque « 
c’est  Ici  le temple de la loi »  …  

… l’hémicycle ne saurait, en aucun cas,  être assimilé à des « arènes » … ni à n’importe quel autre champ de bataille …

… et pourtant  …  n’est-ce pas dans les états-majors de l’armée ou sur les champs de bataille que l’on entend des réflexions comme celles-ci ?
 

« Nous autres, qui avons été au feu des élections .. »
« [Il faut améliorer] l’arsenal législatif. » »
« [Ce budget] met la France en ordre de bataille. »
 « Il faut d’abord gagner la bataille de l’opinion publique. »
« Nous ne voulons pas de guérilla entre le régime public et le régime général. »
 « Le problème de la sécurité [ne doit pas]  devenir une arme politicienne. »
 « Je vous laisse le choix des armes. »
« Je ne change pas mon fusil d’épaule. » («  C’est un fusil à un coup, peut-être deux ! »)
 « À tirer très fort on risque parfois d’être poursuivi par ses propres obus »
« Attention ! Tous aux abris !Vous êtes
coulés ! “ »
« Vous pratiquez une guerre éclair – un  Blitzkrieg –  législative ! »

 «-  
Député 1. Vous sonnez la retraite !
 Député 2.  Ce serait plutôt la retraite de Russie !
–  
Député 1.
Pour vous,  c’est en effet la Berezina ! ».

… et que dire de ces  images que l’opposition colporte à propos des députés de la majorité ?…
«Ce sont … des godillots ! » 
…  des « centurions » à qui le Gouvernement impose une « discipline de fer » … de « bons petits soldats sans états d’âme » … qui, « alignés, le petit doigt sur la couture du pantalon» … « marchent au sifflet dès que le Gouvernement fait un mouvement de cil » !
… et, réciproquement …
«
La guerre de tranchées à laquelle se livre l’opposition n’a rien de positif.»
«Nous devons mener un débat sur le fond plutôt qu’une mesquine  
guéguerre  politicienne.»

    A cela rien d’étonnant, car « les mots peuvent être guerriers » … 

«Le “conservatisme” a changé de camp !»
«La “générosité” n’est pas toujours dans le camp que l’on croit.» 

… et les « mots », ce sont les principales « armes » que chaque « camp » utilise dans la « bataille » ( « guerre » ou  « guéguerre » ? ) contre le « camp » d’en face (« adversaires » ou « ennemis » ?) …

«- Député 1.Nous sommes partisans, nous, de la liberté de choix, ce qui n’est pas le cas de nos adversaires.
Député 2.Dites de vos ennemis !
Député 1. Non, de nos adversaires politiques, et je le dis avec tout le respect que je leur dois.»

    Si  donc les députés de chaque « camp » ne sont pas des « ennemis » (« Winston Churchill ne disait-il pas   : ” Lorsqu’on doit tuer quelqu’un, faisons-le au moins courtoisement ! “» ) … mais … des « adversaires » … peut-être faut-il chercher dans un « champ » qui ne soit pas un « champ de bataille » une image qui dise mieux la réalité ?
Alors, pourquoi pas le  « champ » sportif – le « terrain de sports » – car, là aussi  – du moins en ce qui concerne les sports d’équipe – on se réfère à deux « camps »  (« La balle est dans votre camp ! ») … et il n’y pas d’« ennemis »? à « abattre », mais seulement des « adversaires à « vaincre » ?