2002 : le « 21 avril »

Quatrième station  :
où il est dit que c’est la faute au système
( alternance, cohabitation, régime des partis …)

Retour sur la dernière élection présidentielle :

« —[ La dernière élection présidentielle], nul ici n’a de raison de [s’en] réjouir, tant elle a été mal acquise (Protestations à droite.– Applaudissements à gauche.)
— Monsieur M., j’ai été choqué par vos propos sur l’élection du Président de la République, qui serait « mal acquise » .
— Mais c’est vrai !
— Lorsqu’on a été confronté à un choix aussi clair et à des enjeux aussi lourds pour l’avenir même de la démocratie, on doit se réjouir que la démocratie ait gagné.
(Applaudissements à droite.)
On doit se réjouir de l’élection d’un Président de la République qui a incarné le respect des valeurs de la République.
— C’est nous qui avons fait campagne contre l’extrême droite ! »

«–  Si 82,5 % des Français venant de tous les bords, de droite, du centre et de gauche ont voté pour Jacques Chirac le 5 mai …
s’ils vous ont donné une aussi large majorité en juin, au point que votre parti a plus de pouvoir qu’aucun autre parti n’en a jamais eu sous la République, ce n’était pas pour amoindrir la démocratie, c’était pour la renforcer !
Vous n’avez pas été élus pour mettre en place l’État UMP.
Vous n’avez pas été élus pour faire de la République l’instrument d’un parti, vous avez été élus pour mettre la République au-dessus des partis.
[…]
—  Mais nous n’avons pas été élus non plus pour le retour du régime des partis. » [le Premier ministre, J.P.RAFFARIN en réponse à F.BAYROU.]

Et, en remontant plus avant dans le temps :

« — Nombre de nos concitoyens ne sont plus volontaires pour participer à cet acte civique qu’est le vote.
La conséquence, vous la connaissez : l’alternance politique est de plus en plus fréquente et les cycles d’alternance ont une durée de trois à cinq ans.
Depuis 1978, aucune majorité sortante n’a été reconduite, ce qui montre l’affaiblissement du socle de nos institutions et du degré de confiance que leur accordent les Français. »

« Les gouvernements changent, les présidents et les rapporteurs de la commission des finances changent, mais les discours demeurent les mêmes et c’est bien le malheur, qui fait que les citoyennes et les citoyens ne croient plus personne et s’abstiennent ! »

« Si nous prenons prétexte de la complexité pour ne rien faire, il ne faudra pas s’étonner, que les alternances étant moins crédibles, un sentiment de désespérance s’installe dans le pays. »