retraites 2003 : Martine BILLARD (au jour le jour)

J18 (2 juillet )
un procès en règle de l’épargne retraite

« Martine B. » a été très offensive sur ce thème de l’épargne retraite :

[ Rappel ]
« L’image de la fusée est belle, mais j’ai l’impression que tout le monde ne pourra pas monter au troisième étage.

«  Pour ce qui est de la sécurité financière, vous appliquez la méthode Coué.
Du fait des évolutions de la Bourse, ces derniers temps, la sécurité financière relève davantage de la croyance que des réalités.
On va sans doute me répondre que sur la longue durée, finalement, ces évolutions ne sont pas si désastreuses que cela. Mais si les gros épargnants peuvent se permettre de perdre à certaines périodes, en espérant sur le long terme reconstituer leur capital, c’est moins vrai pour les épargnants plus modestes.
 »

« Quant à l’élargissement de la PREFON à l’ensemble des salariés, il ne s’agit, en pratique, que d’étendre aux cadres du secteur privé un système qui ne bénéficiait qu’aux cadres A de la fonction publique. Ne pourront donc bénéficier de cette mesure que les Français qui touchent des salaires suffisants pour leur permettre d’en consacrer une part importante à une épargne totalement bloquée jusqu’à la retraite. Avouez que ce n’est le cas que d’une très petite fraction des salariés. »

« Finalement, le titre V [ consacré au développement de l’épargne retraite ] prend le contre-pied de ce qui est affirmé au début du projet de loi, c’est-à-dire la défense de la retraite par répartition. Ce mauvais coup porté à la retraite par répartition, que vous avez du mal à assumer publiquement compte tenu de l’état de la bourse, n’aboutira qu’à une chose : introduire une nouvelle inégalité entre les retraités. ( Yves Bur : «  Mais non ! Elle introduit davantage d’équité ! »)

Il faut dire que, dès le début de la discussion du projet de loi  elle avait affiché la couleur ( à l’époque, c’était du Vert ! ) :
« Votre réforme introduit la débrouille individuelle avec la capitalisation sous forme d’épargne retraite.
Elle est fondée sur votre refus
a priori de dégager d’autres moyens pour financer les retraites.
Et pourtant, notre pays s’est-il appauvri ces dernières années ou risque-t-il de s’appauvrir dans les années à venir ?
A priori non. La France est l’un des pays les plus riches de la planète, mais où malheureusement les inégalités vont en augmentant. Il s’agit d’un choix politique. Comment voulons-nous répartir les richesses ? »