Laïcité et Islam

Gilbert Le Bris SOC Finistère

 

D’abord le bon sens ! Le bon sens  toujours !
D’autant qu’il a tendance à disparaître dans le tintamarre médiatique ambiant qui accompagne tout sujet intéressant l’ensemble des citoyens ! Tel est le cas ici.
Le bon sens, celui que l’on ne retrouve plus à force d’entendre des arguments parcellaires qui mettent en lumière tel ou tel détail du tableau général : pour les uns, la liberté, pour d’autres, la diplomatie ou l’exercice de la foi.
Ce n’est pas à n’importe quel bon sens que je fais référence, mais à celui de ma Basse-Bretagne, comme l’on disait au temps où l’on ne parlait pas le « politiquement correct ».
Si c’est celui de ma lointaine province, c’est aussi celui de toutes nos zones rurales, de toutes nos campagnes. C’est celui d’une époque où les messages principaux n’étaient pas parasités, où un débat sur la laïcité n’aurait pas été « spammé » ou « pourriellisé ».
En fait, je demande à retrouver le bon sens paysan, comme l’on dit. Et que dit-il, lui ?
Il dit que lorsque l’on est cornouaillais et que l’on se rend chez les Léonard ou les Vannetais, on doit se comporter comme eux, et inversement ; que lorsque l’on est embauché comme mousse ou comme ouvrier agricole, on ne commence pas par vouloir changer toutes les habitudes existantes à bord du chalutier ou dans la ferme ; que lorsqu’on a une identité culturelle, sociale, professionnelle, on l’assume avec fierté, sans se renier, mais en respectant celle des autres ; que lorsqu’une coutume existe et qu’elle est suivie par tous sans problème, c’est mieux, mais que lorsqu’elle prête à contestation, il faut alors très vite un texte écrit pour arbitrer.
Voilà ce que dit, entre autres, le bon sens de chez moi, le bon sens de chez vous.
Traduisons cela en termes politiques contemporains.
Nos lois, notre culture résultent de dizaines de générations qui les ont peu à peu instaurées. On fête Noël et Pâques, on ne travaille pas le dimanche, on vit normalement en monogamie, on tend en tout domaine à l’égalité entre les hommes et les femmes, on a réussi fort heureusement – et fort douloureusement – à trancher les liens existant entre l’Église et l’État.
L’islam est d’implantation relativement récente chez nous. Sa croyance est parfaitement respectable. Mais, comme pour toutes les autres, c’est aux tenants de cette religion de s’adapter à nos valeurs et traditions et non l’inverse.
A peine arrivée dans notre pays, voilà que la religion islamique présente le visage d’une minorité qui n’a que faire de nos valeurs et traditions. Voilà que l’on assiste à la montée d’un fanatisme politico-religieux. Voilà que le voile veut s’introduire dans l’espace laïque de l’école. Et pourquoi pas, demain, la burka ?
Nous ne pouvons l’accepter.
Toute faiblesse serait condamnable, car elle serait trahison de nos anciens et mépris de nos enfants.

Le pourquoi et le comment de cette série sur la laïcité :
laïcité/ propos de députés ( 2004 ) : le pourquoi et le comment
une vue d’ensemble :
laïcité : paroles échappées du texte ( Assemblée nationale / 2004 )

 

 

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