laïcité et la question des femmes

Chantal Brunel UMP Seine-et-Marne
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Ces soixante dernières années ont été marquées, en France, par des progrès notables vers l’égalité des sexes. Les femmes ont d’abord acquis le droit de vote, puis ont pu suivre des études, être admises dans toutes les grandes écoles et accéder à tous les métiers ; enfin, des lois ont imposé la parité en politique.

On ne peut tolérer, en France, que des filles soient traitées différemment de leurs frères et soient placées, dès leur enfance, en situation d’infériorité.
La République se doit de protéger ces pré-adolescentes, les muettes, les silencieuses, les sans-défense, particulièrement exposées aux influences familiales ou communautaires, aux pressions des frères et des autres hommes de la famille, aux recommandations des religieux du quartier ou aux regards réprobateurs des autres filles voilées.

II faut que ces jeunes filles d’origine musulmane sachent comme les autres que leur corps n’appartient ni au père, ni au mari, ni à personne d’autre qu’à elle-même, qu’elles sont libres, qu’elles vivent en démocratie, qu’elles sont l’égal de leur frère et qu’elles doivent donc être traitées en conséquence.
Jamais la femme voilée ne pourra incarner la libération de la femme car le voile est le symbole de la soumission de la femme à l’homme.
Le porter, c’est aller à contre-courant de notre société. C’est oublier que des femmes se sont battues pour être considérées comme l’égal de l’homme dans les domaines professionnel, politique, familial.
C’est nier que des femmes aujourd’hui encore se battent, sont emprisonnées, sont torturées, sont assassinées quand elles défendent une conception que l’intégrisme rejette. Nous devons lutter contre cette terrible régression, contre ce retour vers le passé.  […]

Quand on vit dans un pays, on doit en respecter les fondements. En France, l’égalité des sexes est un de ces fondements. On ne peut donc tolérer la violence faite aux femmes, violence plus fréquente qu’on ne le croit dans certains quartiers, je le sais, mais souvent cachée.
Non à la ségrégation entre les hommes et les femmes telle qu’elle se manifeste dans certaines municipalités, qui acceptent par exemple de réserver des heures de piscine aux femmes.
M. Christian Decocq et M. Mansour Kamardine. Très juste !
Mme Chantal Brunel. Non à ces hommes qui exigent que leurs épouses qui se rendent à l’hôpital restent voilées et muettes et ne soient soignées que par des femmes, même dans les cas d’urgence. Non aux femmes fonctionnaires voilées.

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