laïcité et libertés

Jean-Pierre Balligand SOC Aisne

L’idéal de liberté, que brandissent aujourd’hui certains protagonistes de bonne foi, constituait déjà en 1789 une pierre d’achoppement entre défenseurs mêmes de la laïcité.

La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, qui institue une véritable liberté de pensée, proclame, au nom de cette liberté, que « nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses », tout en précisant aussitôt après : « pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi ».

Ce célèbre article 10 trahit − tout en le résolvant − le conflit nodal qui a opposé les partisans de « la liberté au nom de la laïcité » et ceux de « la laïcité au nom de la liberté ».

Cent ans plus tard, à l’entrée du nouveau siècle, le débat est encore vif chez les républicains, entre,
d’un côté, les plus radicaux, désireux, par athéisme ou anticléricalisme, d’en découdre avec le religieux,
et, de l’autre, les plus libéraux, soucieux d’asseoir la laïcité sur l’égalité de traitement et la tolérance.

De cet affrontement naîtra cette fois un compromis historique entre républicains de gauche et républicains de droite : la loi de 1905 « concernant la séparation des Eglises et de l’Etat« .

Le pourquoi et le comment de cette série sur la laïcité :
laïcité/ propos de députés ( 2004 ) : le pourquoi et le comment
une vue d’ensemble :
laïcité : paroles échappées du texte ( Assemblée nationale / 2004 )

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