01_une réforme à l’initiative de N.SARKOZY ( discours d’Epinal/ 2007 )

le souhait de N.SARKOZY :
pouvoir s’exprimer,
en  tant que président,
devant le Parlement

… il y a les « je souhaite que … » …

… et, en premier lieu … « Je souhaite que le Président gouverne, pour reprendre l’expression de Georges Pompidou qui l’a employée bien avant moi. Mais je souhaite que dès lors il soit amené à rendre davantage de comptes. » … ce qui, en pratique, se traduit par le « souhait » suivant : « Je souhaite donc que soit étudiée la possibilité qu’il puisse s’exprimer une fois par an devant le Parlement pour expliquer son action et pour rendre compte de ses résultats. » Nous y sommes – et c’est là, indiscutablement, le point de départ de notre affaire de réforme du travail parlementaire. Premier constat : l’initiative de ladite réforme ne vient pas d’une demande des parlementaires et, encore moins, d’une demande explicite des citoyens. Elle émane du « Je » Président. Lequel ne crée – à ce stade du processus – aucun droit nouveau pour le Parlement. On pourrait dire plutôt qu’il crée un droit pour le président – en prenant soin, toutefois, de préciser 1) que l’objectif, pour le président,  est de  « rendre des comptes », 2) que cette nouvelle procédure ne doit pas porter préjudice à « la dignité de la fonction présidentielle » ni à « la fonction de recours qu’elle incarne

Même s’il ne peut y avoir de débat entre le Président de la République et la représentation nationale, même s’il n’y a pas juridiquement de mise en jeu de la responsabilité, tout le monde sent bien que ce serait un engagement fort, la mise en jeu d’une forme de responsabilité intellectuelle et morale qui ne serait pas anodine et qui aurait forcément des conséquences politiques sans pour autant que la dignité de la fonction présidentielle et la fonction de recours qu’elle incarne soit le moins du monde remises en cause.

Dans la série « JE souhaite que », on trouve aussi le « souhait » -cadeau, en retour, pour le Parlement ? – de voir députés et sénateurs  jouer un rôle plus important dans les nominations aux postes de haute responsabilité. Je souhaite que le pouvoir de nomination soit encadré pour les postes de haute responsabilité, non seulement parce qu’il est nécessaire de sortir de la République des connivences pour entrer dans celle des compétences, mais aussi parce que l’opposition ayant participé au contrôle des nominations, ayant eu son mot à dire sur la compétence des candidats et la pertinence de leur projet, on pourra peut-être espérer en finir avec cette valse des responsables à chaque alternance politique qui nuit tant à la continuité de l’action. Comment faut-il organiser ce contrôle ?

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