04_en amont du Congrès : tractations, négociations, revirements

Les récalcitrants de l’UMP

Lors de la première lecture, l’UMP ne fera pas le plein des voix POUR : 13 députés ( souverainistes, chiraquiens, villepinistes ) voteront CONTRE ; 5 s’abstiendront.

Leurs arguments :
1) il n’y a pas besoin de procéder à une révision de la Constitution …
2) … si ce n’est pour ceux qui veulent remettre en cause le statut du Premier ministre …
3) … si l’on fait cela, « c’est l’équilibre [ que la Constitution de 1958 ] a instauré que l’on modifie » .

Pour les promoteurs de la réforme ( avec, en première ligne, le Président de la République et le Premier ministre ), il y a péril en la demeure : pour que le OUI l’emporte au Congrès, il ne doit pas manquer une seule voix dans la majorité.

Les dépêches de l’AFP donnent une idée des manœuvres et des pressions mises en œuvre pour obtenir un résultat positif.

Dans une dépêche publiée le 21 juillet ( veille du vote du Congrès ) sous le titre « Versailles: les ex-fortes têtes UMP passées du « non » au « oui » en vedette » , on peut lire ( entre autres )  les témoignages suivants.

« » Ce week-end, j’ai coupé le téléphone », lance le député Gilles BOURDOULEIX , très courtisé lundi à Versailles comme tous les UMP qui ont finalement choisi d’écouter Nicolas SARKOZY et de voter « oui » à la réforme des institutions, après avoir été tentés par le « non ». « Je ne suis pas à vendre », se défend M.BOURDOULEIX au sujet d’éventuelles négociations qui auraient pu changer son choix. « Je regrette de voter pour un texte qui ne me plaît pas. Mais voter +non+ affaiblirait la politique présidentielle ».

« »Si la réforme échoue à quatre voix, la carrière politique est terminée… », énonce tranquillement la porte-parole de l’UMP, Chantal BRUNEL . »

« Aiguillon » auto-revendiqué de l’UMP, Hervé MARITON , qui voulait voter non jusqu’à mercredi dernier, avoue: « ma crainte, c’est qu’en votant non, je perde en écoute dans la majorité. Il faut rester original mais pas marginal ». »

« « Je suis allé voir Nicolas SARKOZY , deux fois », reconnaît Bernard DEBRE , qui avait dit « non » à l’Assemblée ». Mais, ajoute-t-il, « Il n’y a aucun marchandage. »

« « Si je votais par aspiration, je voterais non », reconnaît M. TRON , en soulignant qu’à l’inverse, son collègue de l’Essonne, Manuel VALLS (PS), « va voter contre (le texte) en en pensant du bien ». Les socialistes « votent par réflexe. Moi aussi ». »

Les socialistes, par la voix de H.EMMANUELLI,  ont beau jeu de dénoncer « les pressions » et les « chantages pernicieux » exercés par le gouvernement sur les parlementaires. » [ source AFP ]

Ils seront quelques irréductibles – 6 députés * (plus un sénateur qui s’abstiendra ) – à résister et à maintenir leur « non » au moment du vote du Congrès.

* Henri Cuq, Guy Geoffroy, François Goulard, Jean-Pierre Grand, Jacques Le Guen, Jacques Myard

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