05_les socialistes et N.SARKOZY : l’impossible compromis

L’autocritique – non partagée –
de la « bande des quatre »

Ils étaient dix-sept le 22 mai à trouver la réforme « prometteuse ». Ils ne sont plus que quatre – G.GORCE,  M.VALLS,  J.M. LE GUEN et C.CARESCHE – à oser une critique publique de la stratégie du Parti socialiste qui, selon eux, n’a pas permis de « faire échec » à cette réforme ni même de l’« infléchir »

Et cela à cause d’ « une double erreur d’appréciation »

« La première est d’avoir considéré que l’opposition était en mesure de réunir une minorité de blocage puisqu’une majorité qualifiée de trois cinquièmes est nécessaire pour l’adoption d’un texte de nature constitutionnelle. L’attitude du PS a été guidée par l’idée qu’il était possible d’infliger une défaite au président de la République ou, tout au moins, de ne pas  » lui donner une victoire « . […]

« L’autre erreur d’appréciation concerne le contenu de la réforme elle-même. Obnubilés par la pratique institutionnelle  » hyperprésidentielle  » de l’actuel président de la République, les socialistes ont voulu voir dans cette réforme la volonté d’inscrire dans la Constitution le renforcement des pouvoirs présidentiels. Cette perception est pour l’essentiel erronée. Le président de la République ne gagne aucun pouvoir nouveau, hormis celui de s’exprimer devant le Parlement réuni en Congrès. […]  En revanche, un certain nombre des pouvoirs du président sont encadrés comme celui de nomination.

« Les signataires sont des parlementaires chevronnés. Ils sont convaincus que « cette réforme s’est attelée à revaloriser les pouvoirs du Parlement ».
« Sur bien des points, la réforme proposée apportait des réponses, certes perfectibles, mais attendues depuis de longues années par de nombreux parlementaires.  […]

« Il valait mieux se mettre en disposition de les discuter sérieusement afin d’aboutir à un compromis » ( ce qui est une façon élégante de dire – comme le laisse entendre l’exposé qui précède – qu’il n’y avait pas, de la part des socialistes, une réelle offre de compromis).

Certes, la « bande des quatre » a voté CONTRE la réforme mais uniquement parce qu’« il n’était pas question pour nous de diviser notre camp et d’être les supplétifs de la majorité ».
( rappelons-nous ce que disait G.TRON [ 04_en amont du Congrès_tractations, négociations, revirements ] « Si je votais par aspiration, je voterais non » … comme M.Valls qui « va voter contre (le texte) en en pensant du bien ».)

Et les quatre de conclure cette autocritique – non partagée – par une réflexion plus générale – et plus provocatrice – sur la « stratégie de parti d’opposition ».

« Il n’en reste pas moins que le PS doit s’interroger sur sa stratégie de parti d’opposition. Sa disqualification résulte de son incapacité à s’abstraire d’une forme d’anti-sarkozysme pavlovien qui le conduit à s’opposer systématiquement à tout projet émanant du président de la République.
Cette ligne de conduite est dangereuse et fait le jeu de celui qu’elle prétend combattre. Elle nous éloigne des Français qui n’écoutent plus un parti réfugié dans une opposition caricaturale. Elle crédibilise un discours purement protestataire. Elle n’incite pas à rechercher des solutions alternatives

Cette évocation d’un « anti-sarkozysme pavlovien » renvoie à ce que disait le même G.TRON : « Les socialistes votent par réflexe. Moi aussi. »

Tout cela manifeste – disent les quatre pourfendeurs d’idées reçues – « l’immaturité de notre vie politique ».

le pourquoi et le comment de ces chroniques

résumés / vue d’ensemble

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