07_l’offensive de COPE : illustration et défense de l’« hyper-Parlement»

Les deux axes de l’offensive de J.F.COPE
(1) l’offensive contre la mainmise de l’exécutif
/ la « coproduction législative »

Le « défi » – nous l’avons vu – c’est de « montrer aux Français […]que nous sommes capables, en face de l’exécutif, de faire des propositions constructives et de coproduire les réformes.

Jean-François Copé. Désormais, avec la pratique de la coproduction législative
M. René Dosière. Cela ne veut rien dire !
M. Jean-François Copé. …notre majorité contribuera comme jamais à améliorer les textes gouvernementaux.
Mon intuition est que ce qui se passe aujourd’hui n’est rien à côté de ce que nous pourrons faire demain en termes de partenariat avec un gouvernement d’autant plus demandeur que, désormais, c’est nous qui décidons la moitié de l’ordre du jour
. Mme Catherine Génisson. Parlez pour vous !

« Parlez pour vous ! »
En effet, reconnaît J.F.COPE, « c’est plus la majorité que l’opposition qui sera en première ligne, mais chacun sait que l’alternance arrivera un jour. (« Pas au Sénat ! » sur quelques bancs. *)

Que la majorité veuille contribuer à « améliorer les textes gouvernementaux », cela n’a rien d’extraordinaire.
Qu’elle ait la prétention de se situer « en face de l’exécutif » et d’instituer avec ce dernier un « partenariat », cela suppose une lecture – c’est le moins que l’on puisse dire – novatrice de la Constitution de la Vème république.
( En tout cas, on ne trouve aucune trace de cet « hyperparlement » dans le rapport BALLADUR !)

La « coproduction législative » –  que, non seulement J.F.COPE appelle de ses vœux, mais qu’il voit se réaliser dans cet « ici » et « maintenant » de la révision constitutionnelle ( «  C’est maintenant ou jamais ! » ) – consiste à affirmer l’autonomie de l’Assemblée nationale et donc, par le fait même, à diminuer, à « desserrer » l’emprise de « l’exécutif ». ( Bien évidemment, cette référence à « l’exécutif » permet de ne pas s’attaquer de front à la tête de l’exécutif, le président de la République, N.SARKOZY )

A la fin du débat sur le Règlement, C.GOASGUEN tirera le bilan de cette offensive.

Claude Goasguen. Sans l’énergie qu’a déployée Jean-François Copé dans une bataille où nous étions seuls en face de l’exécutif. (Exclamations sur les bancs des groupes SRC et GDR.)
M. Manuel Valls. Allez, un bon coup de brosse à reluire !
M. Roland Muzeau. Il faut le canoniser !
M. Claude Goasguen. …l’opposition se contentant, comme elle le fait encore actuellement, de manifester sa présence par des cris d’orfraie, nous n’aurions peut-être pas réussi à mettre en place un système aussi bon que celui que nous nous apprêtons à voter.[…]
Oui, monsieur le président, mes chers collègues, je crois moi aussi que, « un député, ça compte énormément » (Exclamations sur les bancs du groupe SRC) et j’aimerais que les députés qui se trouvent sur les bancs opposés aux nôtres en prennent parfois conscience !
C’est la raison pour laquelle, mes chers collègues, nous allons voter sans ambiguïté pour ce règlement intérieur.
(Applaudissements sur les bancs du groupe UMP.)
M. Jean Mallot. Il en rit lui-même !

* « Pas au Sénat ! » La prédiction ne s’est pas réalisé : la gauche a fait une brève apparition  en tant que majorité, de septembre 2011 à septembre 2014.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s